PHOTOGRAPHIES//
1 // CAMOPI wanna kom 2016-18 Ces photographies donnent un aperçu de ces deux dernières années passées à Camopi, un village situé sur l'Oyapock, frontière fluviale entre le Brésil et la Guyane française. Les deux peuples amérindiens de Camopi sont les Teko et les Wayampi. J'ai voulu que ces photos témoignent de leur force de résistance qui est palpable quand on ne s'arrête pas aux apparences d'une culture perdue entre deux mondes. La culture de Camopi est une hybridation, elle ne semble pas être vouée à rester amérindienne ou devenir occidentale, elle est déjà les deux. 2/3/4/5 // Comunidades rebeldas de Chiapas // 2014-16 2/ El Cafe de Puebla Documentaire produit lors d'une mission d'observation internationale. 3/ MARCHA ABEJAS Marche lors de la journée internationale des droits des femmes visant à commémorer le massacre d'Acteal de 1997. 4/ ZAPATISTA Anniversaire des 20 ans du mouvement zapatiste (Morelia). 5/ CRUZTON Communauté rebelle de Cruzton rattachée au mouvement zapastiste qui mène un combat pour l'eau et la terre depuis 2006 face à un groupe armé soutenu par les autorités mexicaines. Ces séries rendent compte de deux séjours de cinq mois dans des communautés rebelles de l'état du Chiapas au Mexique. Lors des deux séjour, j'ai travaillé en tant qu'observateur international. L'organisation dont je faisais partie envoie des témoins dans les zones rebelles qui subissent des attaques de la part de groupes paramilitaires (dissimulés ou non derrière une façade d'organisations "paysannes") financés par le gouvernement mexicain. Les familles photographiées sont en lutte pour défendre leurs terres et leur mode de vie, parfois depuis plus de vingt ans. Elles revendiquent l'autosuffisance alimentaire et une certaine forme de communisme libertaire, sans toutefois manifester de volonté séparatiste. Au contraire, la double identité indigène-mexicaine est une des clefs de ces mouvements. 6 // La "Jungle" de Calais 2016 Ces photos ont été prises lors d'un passage d'une semaine dans dans le camp de Calais. J'ai été très surpris de voir toutes ces cultures et toutes ces personnes d'une différence absolue se côtoyer et s'organiser dans ce chaos. Peu de gens étaient sur place depuis longtemps, c'était un endroit de transit, un lieu où on cherche une trajectoire. La plupart des gens étaient enthousiastes à l'idée d'être photographiés. Beaucoup de nationalités différentes, Syriens, Afghans, Soudanais, Erythréen, Kurdes... La majorité parlant au moins un anglais élaboré. Les Syriens sont obsédés par Bachar Al Assad. En discutant cinq minutes, on reconnaît vite quelqu'un qu'on aurait pu fréquenter qui se cache sans le vouloir derrière une apparence de misère. Le dernier jour, l'ambiance s'est tendue, les gens étaient plus réticents à se laisse prendre en photo. J'ai appris plus tard que les habitants du camp avaient envahi l'autoroute qui mène au tunnel sous la Manche. C'était ça la raison d'être de la Jungle de Calais : donner aux candidats au passage une opportunité de s'accrocher sous un camion et d'atteindre l'Angleterre avec la possibilité d'avoir des papiers, un travail. Alors, de manière aléatoire mais régulière, les migrants découpent le grillage, s'infiltrent sur l'autoroute par centaines et dans la cohue certains arrivent à passer, d'autres sont tabassés et arrêtés par les forces de l'ordre, et certains se font broyer sous un camion. 7 // Chronique de la ZAD 2012 En 2012 est créée la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes qui a pour but d'empêcher la construction d'un aéroport sur 1800 hectares de forêt humide. Rapidement, les 300 militants qui défendaient la ZAD sont rejoints par plusieurs dizaines de personnes qui se passent le relais pour occuper la zone. Après 6 ans d'existence, le projet de la ZAD a largement dépassé la simple opposition au projet d'aéroport et est devenu un laboratoire social avec sa propre économie, ses infrastructures, ses réseaux de personnes, sa production agricole.. Lors de différents séjours à partir des affrontements violents de 2012, cette série témoigne de la vie et de l'organisation au sein de la ZAD. L'abandon récent du projet d'aéroport par le gouvernement français engage la zad dans une nouvelle stratégie et révèle sa véritable nature : être un espace d'échange et de vie hors du cadre économique et politique actuel. 8 // French Hardcore 2010 -14 Le hardcore comme foyer culturel est apparu comme une nécéssité à la fin des année 70. Le hardcore, littéralement noyau dur, offre une large palette de variantes, du rock au punk en passant par le rap ou la pornographie. Il exprime une idée ou un style poussé à son extrême, sans complexe. Le noyau dur part souvent d’un petit groupe de personne qui essaime son ontologie. Ici, c’est le hardcore rural et transhumant qui est présenté, celui de personnes appliquant la radicalité de leurs opinions dans la matérialité d'une vie faîtes d'hybridations, de combinaisons hétéroclites. //ABOUT// 2008 Première année aux Beaux arts de Lyon. 2011 Licence III aux beaux arts de Montpellier. 2013 Master II aux beaux Arts de Montpellier. 2014 et 2016 Observateur Internationale et photographe pour l'organisation Frayba (Chiapas, Mexique). Différentes missions dans des communautés rebelles zapastistes, Semilla Digna et Abejas. 2015 Enseignement des techniques architecturales du bambou sur le projet de développement Ibi Village au Congo (République Démocratique du Congo – Plateau des Batéké). 2016-17 professeur des écoles à Camopi (Fleuve Oyapock, Guyane Française). 2017-18 professeur d'arts plastiques (collège Paul Suitman, Camopi, Guyane FR). 2017-18 Licence II d’anthropologie à l'université Toulouse II par correspondance (cursus en cours).
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1 // CAMOPI wanna kom 2016-18 Ces photographies donnent un aperçu de ces deux dernières années passées à Camopi, un village situé sur l'Oyapock, frontière fluviale entre le Brésil et la Guyane française. Les deux peuples amérindiens de Camopi sont les Teko et les Wayampi. J'ai voulu que ces photos témoignent de leur force de résistance qui est palpable quand on ne s'arrête pas aux apparences d'une culture perdue entre deux mondes. La culture de Camopi est une hybridation, elle ne semble pas être vouée à rester amérindienne ou devenir occidentale, elle est déjà les deux. 2/3/4/5 // Comunidades rebeldas de Chiapas // 2014-16 2/ El Cafe de Puebla Documentaire produit lors d'une mission d'observation internationale. 3/ MARCHA ABEJAS Marche lors de la journée internationale des droits des femmes visant à commémorer le massacre d'Acteal de 1997. 4/ ZAPATISTA Anniversaire des 20 ans du mouvement zapatiste (Morelia). 5/ CRUZTON Communauté rebelle de Cruzton rattachée au mouvement zapastiste qui mène un combat pour l'eau et la terre depuis 2006 face à un groupe armé soutenu par les autorités mexicaines. Ces séries rendent compte de deux séjours de cinq mois dans des communautés rebelles de l'état du Chiapas au Mexique. Lors des deux séjour, j'ai travaillé en tant qu'observateur international. L'organisation dont je faisais partie envoie des témoins dans les zones rebelles qui subissent des attaques de la part de groupes paramilitaires (dissimulés ou non derrière une façade d'organisations "paysannes") financés par le gouvernement mexicain. Les familles photographiées sont en lutte pour défendre leurs terres et leur mode de vie, parfois depuis plus de vingt ans. Elles revendiquent l'autosuffisance alimentaire et une certaine forme de communisme libertaire, sans toutefois manifester de volonté séparatiste. Au contraire, la double identité indigène-mexicaine est une des clefs de ces mouvements. 6 // La "Jungle" de Calais 2016 Ces photos ont été prises lors d'un passage d'une semaine dans dans le camp de Calais. J'ai été très surpris de voir toutes ces cultures et toutes ces personnes d'une différence absolue se côtoyer et s'organiser dans ce chaos. Peu de gens étaient sur place depuis longtemps, c'était un endroit de transit, un lieu où on cherche une trajectoire. La plupart des gens étaient enthousiastes à l'idée d'être photographiés. Beaucoup de nationalités différentes, Syriens, Afghans, Soudanais, Erythréen, Kurdes... La majorité parlant au moins un anglais élaboré. Les Syriens sont obsédés par Bachar Al Assad. En discutant cinq minutes, on reconnaît vite quelqu'un qu'on aurait pu fréquenter qui se cache sans le vouloir derrière une apparence de misère. Le dernier jour, l'ambiance s'est tendue, les gens étaient plus réticents à se laisse prendre en photo. J'ai appris plus tard que les habitants du camp avaient envahi l'autoroute qui mène au tunnel sous la Manche. C'était ça la raison d'être de la Jungle de Calais : donner aux candidats au passage une opportunité de s'accrocher sous un camion et d'atteindre l'Angleterre avec la possibilité d'avoir des papiers, un travail. Alors, de manière aléatoire mais régulière, les migrants découpent le grillage, s'infiltrent sur l'autoroute par centaines et dans la cohue certains arrivent à passer, d'autres sont tabassés et arrêtés par les forces de l'ordre, et certains se font broyer sous un camion. 7 // Chronique de la ZAD 2012 En 2012 est créée la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes qui a pour but d'empêcher la construction d'un aéroport sur 1800 hectares de forêt humide. Rapidement, les 300 militants qui défendaient la ZAD sont rejoints par plusieurs dizaines de personnes qui se passent le relais pour occuper la zone. Après 6 ans d'existence, le projet de la ZAD a largement dépassé la simple opposition au projet d'aéroport et est devenu un laboratoire social avec sa propre économie, ses infrastructures, ses réseaux de personnes, sa production agricole.. Lors de différents séjours à partir des affrontements violents de 2012, cette série témoigne de la vie et de l'organisation au sein de la ZAD. L'abandon récent du projet d'aéroport par le gouvernement français engage la zad dans une nouvelle stratégie et révèle sa véritable nature : être un espace d'échange et de vie hors du cadre économique et politique actuel. 8 // French Hardcore 2010 -14 Le hardcore comme foyer culturel est apparu comme une nécéssité à la fin des année 70. Le hardcore, littéralement noyau dur, offre une large palette de variantes, du rock au punk en passant par le rap ou la pornographie. Il exprime une idée ou un style poussé à son extrême, sans complexe. Le noyau dur part souvent d’un petit groupe de personne qui essaime son ontologie. Ici, c’est le hardcore rural et transhumant qui est présenté, celui de personnes appliquant la radicalité de leurs opinions dans la matérialité d'une vie faîtes d'hybridations, de combinaisons hétéroclites. //ABOUT// 2008 Première année aux Beaux arts de Lyon. 2011 Licence III aux beaux arts de Montpellier. 2013 Master II aux beaux Arts de Montpellier. 2014 et 2016 Observateur Internationale et photographe pour l'organisation Frayba (Chiapas, Mexique). Différentes missions dans des communautés rebelles zapastistes, Semilla Digna et Abejas. 2015 Enseignement des techniques architecturales du bambou sur le projet de développement Ibi Village au Congo (République Démocratique du Congo – Plateau des Batéké). 2016-17 professeur des écoles à Camopi (Fleuve Oyapock, Guyane Française). 2017-18 professeur d'arts plastiques (collège Paul Suitman, Camopi, Guyane FR). 2017-18 Licence II d’anthropologie à l'université Toulouse II par correspondance (cursus en cours).
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1 // CAMOPI wanna kom 2016-18 Ces photographies donnent un aperçu de ces deux dernières années passées à Camopi, un village situé sur l'Oyapock, frontière fluviale entre le Brésil et la Guyane française. Les deux peuples amérindiens de Camopi sont les Teko et les Wayampi. J'ai voulu que ces photos témoignent de leur force de résistance qui est palpable quand on ne s'arrête pas aux apparences d'une culture perdue entre deux mondes. La culture de Camopi est une hybridation, elle ne semble pas être vouée à rester amérindienne ou devenir occidentale, elle est déjà les deux. 2/3/4/5 // Comunidades rebeldas de Chiapas // 2014-16 2/ El Cafe de Puebla Documentaire produit lors d'une mission d'observation internationale. 3/ MARCHA ABEJAS Marche lors de la journée internationale des droits des femmes visant à commémorer le massacre d'Acteal de 1997. 4/ ZAPATISTA Anniversaire des 20 ans du mouvement zapatiste (Morelia). 5/ CRUZTON Communauté rebelle de Cruzton rattachée au mouvement zapastiste qui mène un combat pour l'eau et la terre depuis 2006 face à un groupe armé soutenu par les autorités mexicaines. Ces séries rendent compte de deux séjours de cinq mois dans des communautés rebelles de l'état du Chiapas au Mexique. Lors des deux séjour, j'ai travaillé en tant qu'observateur international. L'organisation dont je faisais partie envoie des témoins dans les zones rebelles qui subissent des attaques de la part de groupes paramilitaires (dissimulés ou non derrière une façade d'organisations "paysannes") financés par le gouvernement mexicain. Les familles photographiées sont en lutte pour défendre leurs terres et leur mode de vie, parfois depuis plus de vingt ans. Elles revendiquent l'autosuffisance alimentaire et une certaine forme de communisme libertaire, sans toutefois manifester de volonté séparatiste. Au contraire, la double identité indigène-mexicaine est une des clefs de ces mouvements. 6 // La "Jungle" de Calais 2016 Ces photos ont été prises lors d'un passage d'une semaine dans dans le camp de Calais. J'ai été très surpris de voir toutes ces cultures et toutes ces personnes d'une différence absolue se côtoyer et s'organiser dans ce chaos. Peu de gens étaient sur place depuis longtemps, c'était un endroit de transit, un lieu où on cherche une trajectoire. La plupart des gens étaient enthousiastes à l'idée d'être photographiés. Beaucoup de nationalités différentes, Syriens, Afghans, Soudanais, Erythréen, Kurdes... La majorité parlant au moins un anglais élaboré. Les Syriens sont obsédés par Bachar Al Assad. En discutant cinq minutes, on reconnaît vite quelqu'un qu'on aurait pu fréquenter qui se cache sans le vouloir derrière une apparence de misère. Le dernier jour, l'ambiance s'est tendue, les gens étaient plus réticents à se laisse prendre en photo. J'ai appris plus tard que les habitants du camp avaient envahi l'autoroute qui mène au tunnel sous la Manche. C'était ça la raison d'être de la Jungle de Calais : donner aux candidats au passage une opportunité de s'accrocher sous un camion et d'atteindre l'Angleterre avec la possibilité d'avoir des papiers, un travail. Alors, de manière aléatoire mais régulière, les migrants découpent le grillage, s'infiltrent sur l'autoroute par centaines et dans la cohue certains arrivent à passer, d'autres sont tabassés et arrêtés par les forces de l'ordre, et certains se font broyer sous un camion. 7 // Chronique de la ZAD 2012 En 2012 est créée la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes qui a pour but d'empêcher la construction d'un aéroport sur 1800 hectares de forêt humide. Rapidement, les 300 militants qui défendaient la ZAD sont rejoints par plusieurs dizaines de personnes qui se passent le relais pour occuper la zone. Après 6 ans d'existence, le projet de la ZAD a largement dépassé la simple opposition au projet d'aéroport et est devenu un laboratoire social avec sa propre économie, ses infrastructures, ses réseaux de personnes, sa production agricole.. Lors de différents séjours à partir des affrontements violents de 2012, cette série témoigne de la vie et de l'organisation au sein de la ZAD. L'abandon récent du projet d'aéroport par le gouvernement français engage la zad dans une nouvelle stratégie et révèle sa véritable nature : être un espace d'échange et de vie hors du cadre économique et politique actuel. 8 // French Hardcore 2010 -14 Le hardcore comme foyer culturel est apparu comme une nécéssité à la fin des année 70. Le hardcore, littéralement noyau dur, offre une large palette de variantes, du rock au punk en passant par le rap ou la pornographie. Il exprime une idée ou un style poussé à son extrême, sans complexe. Le noyau dur part souvent d’un petit groupe de personne qui essaime son ontologie. Ici, c’est le hardcore rural et transhumant qui est présenté, celui de personnes appliquant la radicalité de leurs opinions dans la matérialité d'une vie faîtes d'hybridations, de combinaisons hétéroclites. //ABOUT// 2008 Première année aux Beaux arts de Lyon. 2011 Licence III aux beaux arts de Montpellier. 2013 Master II aux beaux Arts de Montpellier. 2014 et 2016 Observateur Internationale et photographe pour l'organisation Frayba (Chiapas, Mexique). Différentes missions dans des communautés rebelles zapastistes, Semilla Digna et Abejas. 2015 Enseignement des techniques architecturales du bambou sur le projet de développement Ibi Village au Congo (République Démocratique du Congo – Plateau des Batéké). 2016-17 professeur des écoles à Camopi (Fleuve Oyapock, Guyane Française). 2017-18 professeur d'arts plastiques (collège Paul Suitman, Camopi, Guyane FR). 2017-18 Licence II d’anthropologie à l'université Toulouse II par correspondance (cursus en cours).